Hz et temps de réponse : ce qui compte vraiment pour jouer

Par La rédaction · Mis à jour le 12 août 2026

Sur une fiche d’écran de jeu, deux chiffres se disputent la vedette : les Hz et les millisecondes. Les deux parlent de vitesse, ils sont affichés côte à côte, et beaucoup d’acheteurs les confondent. Pourtant ils ne décrivent pas le même phénomène, et l’un est plus fiable que l’autre.

Deux chiffres, deux phénomènes distincts

Les Hz : le rythme d’affichage

Le taux de rafraîchissement, exprimé en hertz, indique combien de fois par seconde la dalle redessine une image complète : un écran 144 Hz en affiche 144. Ce chiffre gouverne la fluidité perçue, et c’est la valeur la moins ambiguë de la fiche : 144 Hz veut dire la même chose chez toutes les marques.

Les millisecondes : la vitesse d’un pixel

Le temps de réponse mesure la durée nécessaire à un pixel pour changer de couleur. Si ce basculement traîne, le pixel garde un reste de l’image précédente quand la suivante arrive : une traînée apparaît derrière les objets rapides, c’est le flou de mouvement.

La confusion vient de là. Un temps de réponse élevé ne rend pas l’image saccadée, il la rend floue en mouvement. Une fréquence basse ne la rend pas floue, elle la rend hachée.

144 Hzle standard confortable en jeu : plus du double d'images qu'en 60 Hz, pour une charge graphique encore raisonnable en QHD.

Les repères concrets, de 60 à 200 Hz

60 Hz : bureautique. Suffisant pour du texte, du web et de la vidéo. En jeu, cela reste jouable, mais bien moins net qu’à 120 Hz.

100 à 120 Hz : le confort se voit dès le défilement, avant même de lancer un jeu. Le LG 27U631A-B (QHD, IPS 100 Hz, 5 ms, orienté polyvalence) ou l’Acer Nitro KG272U (QHD, IPS 120 Hz, 1 ms VRB, AdaptiveSync) couvrent cette zone.

144 Hz : le standard confortable en jeu. Le meilleur rapport entre fluidité gagnée et charge graphique, comme sur le Dell S2725DC (QHD, IPS 144 Hz, 1 ms MPRT, AMD FreeSync).

200 Hz et plus : joueur compétitif. Pertinent sur les titres esport, où l’on cherche la réactivité maximale : le KOORUI 200 Hz (QHD, Fast IPS, 1 ms, Adaptive Sync) est le plus réactif de notre sélection.

Les Hz ne servent que si la carte graphique suit

Un écran ne crée pas d’images, il affiche celles que l’ordinateur lui envoie. Si votre configuration produit 70 images par seconde dans un jeu, un écran 240 Hz n’en affichera pas davantage : la capacité payée reste inutilisée. C’est l’erreur la plus fréquente sur ce type d’achat.

En QHD, une carte de milieu de gamme tient souvent une centaine d’images par seconde sur des jeux récents, davantage sur les titres compétitifs. C’est pour cela que les écrans de jeu rapides restent en QHD plutôt qu’en 4K, comme l’explique notre article sur QHD ou 4K selon la taille.

1 ms MPRT ou 1 ms GtG : pourquoi ces chiffres se comparent mal

Ici, le marketing brouille les pistes : deux méthodes de mesure coexistent derrière la même unité.

Le GtG (gris à gris) mesure le passage d’un pixel d’une nuance de gris à une autre. Il décrit la dalle, mais chaque fabricant choisit ses transitions et son niveau d’accélération, souvent le plus agressif.

Le MPRT mesure la durée pendant laquelle une image reste visible à l’œil. On l’abaisse en insérant du noir entre les images ou en faisant clignoter le rétroéclairage, technique appelée VRB ou équivalent selon les marques. Le mouvement paraît plus net, mais l’image perd en luminosité.

Un 1 ms MPRT et un 1 ms GtG ne décrivent donc pas la même performance, et deux 1 ms de marques différentes ne sont pas comparables. Prenez cette valeur comme un ordre de grandeur, pas comme un classement. D’après les avis clients, la fréquence est de toute façon bien plus citée que la milliseconde.

L’Adaptive Sync, le détail qui change le rendu

Quand le nombre d’images produites par la carte graphique ne correspond pas au rythme de l’écran, l’affichage mélange deux images sur une même trame : une ligne horizontale traverse l’image, c’est le déchirement, ou tearing.

L’Adaptive Sync, décliné en FreeSync chez AMD, corrige cela en laissant l’écran caler sa fréquence sur celle du jeu. Le gain est immédiat quand la cadence fluctue. On retrouve cette fonction sur presque tous les modèles orientés jeu, du Dell S2725DC au KOORUI 200 Hz.

En résumé

Les Hz mesurent la fluidité, les millisecondes la netteté en mouvement. Pour un usage mixte, 100 à 120 Hz apportent déjà un confort visible partout. Pour jouer, 144 Hz reste le point d’équilibre, et 200 Hz se justifie en compétition, si la carte graphique suit. L’Adaptive Sync mérite d’être coché ; le chiffre en millisecondes se lit avec prudence. Voyez notre guide pour choisir son écran PC 27 pouces, et notre comparatif des meilleurs écrans PC 27 pouces modèle par modèle.

Questions fréquentes

La différence entre 60 et 144 Hz se voit-elle vraiment ?

Oui, et pas seulement en jeu : le défilement d'une page web ou le déplacement du curseur paraissent nettement plus continus. C'est le saut le plus perceptible de la gamme, les écarts suivants demandent bien plus d'attention pour être remarqués.

Un temps de réponse de 5 ms est-il pénalisant ?

Rarement en usage courant. Sur une dalle IPS comme celle du LG 27U631A-B, 5 ms restent confortables pour du travail, de la vidéo et du jeu occasionnel. L'écart avec une annonce à 1 ms se joue sur les scènes très rapides.

Faut-il 200 Hz pour jouer confortablement ?

Non. 144 Hz couvre la grande majorité des usages de jeu. Les 200 Hz et plus s'adressent aux joueurs compétitifs, et supposent une machine capable de produire autant d'images.

Adaptive Sync et FreeSync sont-ils la même chose ?

Pour l'utilisateur, oui : FreeSync est la déclinaison AMD de la synchronisation adaptative, AdaptiveSync la version standardisée. Toutes deux ajustent la fréquence de l'écran sur la cadence du jeu pour supprimer le déchirement. Vérifiez que la fonction est activée dans le menu de l'écran, ce n'est pas toujours le cas d'origine.